Historique

Depuis 50 ans, l’univers du théâtre canadien d’expression anglaise a évolué de façon remarquable. Nous pouvons maintenant compter sur un riche bassin, de plus en plus diversifié, d’auteurs dramatiques professionnels. En tant que l’un des tout premiers centres dramaturgiques, une bonne partie de notre travail était d’ailleurs consacrée à établir cette idée de l’auteur dramatique professionnel. Le manque d’œuvres dramatiques canadiennes dans les années 60 mena à la création du premier organisme anglophone au Canada, strictement voué au développement de textes et d’auteurs dramatiques, en dehors du contexte de production: le Playwrights’ Workshop Montréal toujours en activité, fondé en 1963, par la section ouest du Québec du Dominion Drama Festival. L’idée est venue d’artistes canadiens de théâtre influents, tels Guy Beaulne, Dan Daniels, Carol Libman, Aviva Ravel, Walter Massey et Victor Knight.

La mission première de l’organisme était de mettre en lumière ce manque d’auteurs et de textes canadiens d’expression anglaise sur les scènes. À partir de là, le Playwrights’ Workshop Montréal est vite devenu le chef de file du développement et de la création de nouvelles pièces. Durant la première décennie, un grand nombre de textes sont lus, critiqués et travaillés en atelier bénévolement par des collègues. Dans les années 70, sous la direction artistique de Roy Higgins, le Playwrights Workshop Montréal tente de devenir propriétaire et d’établir une compagnie de production en achetant un lieu dans le Vieux-Montréal. La tension entre la production et le processus de développement devint finalement trop forte et le projet fut abandonné.

Avec l’embauche en 1975 de Bob White, le premier dramaturge au poste de direction artistique, le Playwrights’ Workshop Montréal consolide son mandat actuel. Bob White recentre rapidement les efforts de l’organisme sur le développement dramaturgique, en insistant sur le besoin de développer les textes à l’abri des pressions de la production. Per Brask et Brian Richmond font de même, tout en élargissant le rayonnement de l’organisme d’un océan à l’autre.

En 1981, la traduction devient, sous la direction artistique de Rina Fraticelli, un élément important de l’action du PWM. Le programme Transmissions est lancé avec le mandat de traduire des pièces québécoises en anglais et des pièces canadiennes-anglaises en français, en collaboration avec le CEAD. Michael Springate, Svetlana Zylin, Michael Devine et Peter Smith succèdent à Rina Fraticelli au poste de direction artistique. Chacun d’eux a contribué à la croissance de l’organisme au Québec et à son rayonnement au Canada. En 2006, Paula Danckert établit avec l’appui de Briony Glassco la Résidence des dramaturges à Tadoussac, récemment renommé Résidence de Traduction Glassco à Tadoussac, en mémoire de son regretté fondateur, Bill Glassco.

Emma Tibaldo, l’actuelle directrice artistique et générale, occupe le poste depuis septembre 2007. Sa connaissance de l’organisation et de son mandat est authentique et profonde. Son plan à long terme et sa vision pour PWM sont le résultat de son expérience professionnelle et de sa passion pour le théâtre québécois et canadien, ainsi que son évolution personnelle dans la dramaturgie et le développement de l’œuvre théâtrale. Sa priorité comme directrice artistique est d’encourager le perfectionnement continu du théâtre professionnel en travaillant étroitement avec les compagnies et les artistes du Québec; en accueillant des artistes de passage pour développer des œuvres et faire partager leur expertise avec les artistes du Québec et en renforçant l’engagement des compagnies dans l’art de la traduction dramatique.

À l’aube de sa 50e saison, le PWM demeure toujours le chef de file du développement d’œuvres originales pour le théâtre de langue anglaise. C’est un moment parfait pour souligner nos accomplissements et pour envisager notre action pour les 50 prochaines années. Au cours de la dernière décennie seulement, près de 200 pièces développées au PWM ont été produites partout au pays et dans le monde, une moyenne de près de vingt productions par année. Parmi ces réussites, on trouve bien sûr de pièces dont la traduction furent amorcées, commandées ou développées par nous.

Main Image
Inscrivez-vous à notre bulletin

* Champs obligatoires