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En septembre dernier, sur invitation du Playwrights’ Workshop Montréal, je suis allé à Tadoussac travailler avec madame Maureen LaBonté à la version anglaise de mon texte L’HÔTEL DES HORIZONS. Comme c’est la première fois que je participais à une rencontre de ce genre, je dois dire que je nourrissais certaines craintes au départ. J’avais peur d’y être mal à l’aise. J’avais peur de l’isolement. Je craignais les autres participants pour plusieurs raisons dont celle d’être jugé. De plus, je devais y rencontrer pour la première fois Maureen LaBonté.
Or, toutes mes appréhensions se sont vite dissipées. Tout d’abord, je me suis vite rendu compte du sérieux de l’organisation de cette rencontre par le Playwrights’ Workshop Montréal, de la pertinence du choix de la traductrice de mon texte, du choix du lieu (un lieu propice à l’introspection) et de la qualité des participants.
De mon travail avec Maureen, je ne pouvais espérer mieux. J’ai eu le sentiment d’y rencontrer mon double tellement elle comprenait mon écriture. Je me suis vite rendu compte qu’elle était la traductrice idéale pour ce texte car elle travaille avec âme.
Je me dois de souligner la présence de madame Linda Gaboriau qui apportait à notre travail toute la finesse et la délicatesse de son expérience. Grâce au travail accompli au cours de cette rencontre, mon texte L’HÔTEL DES HORIZONS fut lu devant public, à l’automne, à Toronto, au Factory Theatre, sous la direction de Sarah Stanley.
J’ai aussi profité de ce moment de réflexion et d’introspection pour travailler de mon côté à corriger deux de mes autres textes; LA LANGUE DU CAMÉLÉON qui a été publié en décembre chez Duchèsne Éditeur et LA SALLE DES LOISIRS, bientôt, chez Dramaturges éditeurs. Sans ce moment, à Tadoussac, tout cela aurait été remis à plus tard.
J’y ai aussi démarré l’écriture d’un nouveau texte SEVILLANA et y ai pris la décision que ce texte serait finalement un long monologue; une nuit, un homme, seul dans une chambre à Seville en Espagne, téléphone à sa fille qui vient de mettre au monde un enfant.
Merci au Playwrights’ Workshop Montréal,
Reynald Robinson
Tadoussac Translation Colony 2002
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